Je suis Français et entrepreneur. Comme beaucoup de citoyens, je regarde l’évolution de notre pays avec inquiétude. J’ai le sentiment que la France s’affaiblit progressivement, non pas parce qu’elle manque de talents, de ressources ou d’idées, mais parce que nous avons parfois du mal à nous concentrer sur les priorités essentielles.
Trop souvent, le débat public se perd dans des polémiques, des oppositions permanentes ou des sujets secondaires, alors que des problèmes très concrets restent sans réponse : pouvoir d’achat, santé, justice, éducation, sécurité, dette, emploi, agriculture, industrie, logement, dépendance, souveraineté ou encore fonctionnement de l’État.
C’est dans cet esprit que j’ai souhaité formuler 72 propositions pour la France.
Je ne prétends pas détenir la vérité, ni avoir la science infuse. Certaines de ces propositions sont certainement perfectibles. Certaines pourront être jugées difficiles à mettre en œuvre, trop ambitieuses, voire irréalistes. D’autres nécessiteront des études, des expérimentations, des chiffrages précis ou des adaptations juridiques. C’est normal.
Mais une idée imparfaite peut parfois ouvrir une réflexion utile. Le plus important est de proposer, de confronter les idées à la réalité, de les améliorer et, lorsqu’elles ne fonctionnent pas, de savoir les abandonner.
Ces 72 propositions ne m’appartiennent pas. Je ne souhaite ni en faire un programme personnel, ni en revendiquer la propriété politique. Je souhaite simplement contribuer, à mon niveau, au débat public.
J’invite donc chaque citoyen à les lire, à les critiquer, à les compléter et à les évaluer. J’adresse également cette démarche à l’ensemble des responsables politiques et des partis, de l’extrême gauche à l’extrême droite, ainsi qu’aux élus, entrepreneurs, chercheurs, associations, fonctionnaires et acteurs de terrain.
Si une seule de ces propositions peut être utile à la France, qu’elle soit reprise. Si dix peuvent l’être, qu’elles soient reprises également. Peu importe par qui.
Une bonne idée ne devrait pas être rejetée parce qu’elle vient du mauvais camp, ni acceptée parce qu’elle vient du bon. Elle devrait être jugée sur son efficacité, son coût, ses conséquences et son utilité pour les Français.
Mon objectif est simple : participer à une réflexion collective, remettre les problèmes concrets au centre du débat et contribuer, modestement, à chercher des solutions pour l’avenir de notre pays.
01 / LES 72 PROPOSITIONSLE VOTE EST OUVERT ↙
De grandes idées. Pour la vraie vie.
Seize familles, soixante-douze propositions. Lisez, jugez, votez. Rien n'est présenté comme une vérité définitive.
72 propositions
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Économie, financement et entreprises0 / 12 votées
ÉCONOMIE, FINANCEMENT ET ENTREPRISES
LIVRET D : FINANCER DAVANTAGE LA FRANCE PAR L’ÉPARGNE DES FRANÇAIS
Au 28 août 2026, le TEC 10 de l’État français se situe à 4,09 %. Le taux moyen pondéré des OAT émises en 2026 est de 3,47 %. Dans le même temps, le Livret A rémunère l’épargnant à 1,70 % depuis le 1er août 2026.
LIVRET P : DÉVELOPPER L’ACTIONNARIAT POPULAIRE FRANÇAIS
Le pouvoir d’achat ne dépend pas uniquement du salaire. Il dépend également du patrimoine et de la capacité à détenir une part de la création de valeur économique. Or une grande partie de la population reste éloignée de l’actionnariat.
CONTRAT JUNIOR SENIOR : TRANSMETTRE AVANT DE PARTIR
Un salarié expérimenté qui part à la retraite ne quitte pas seulement un poste. Il peut emporter avec lui des années de gestes techniques, de relations clients, de connaissance des fournisseurs, de méthodes, de culture d’entreprise et d’expérience des erreurs passées.
CRÉDIT : ÉVITER QUE LA FRAGILITÉ FINANCIÈRE N’AGGRAVE LE COÛT DU RISQUE
Le crédit repose sur un principe légitime : plus un emprunteur paraît risqué, plus la banque cherche à couvrir ce risque. Mais ce mécanisme peut devenir paradoxal lorsqu’une personne fragile mais solvable paie un taux nettement supérieur : le crédit plus cher augmente sa mensualité, réduit son reste à vivre et peut lui-même accroître le risque d’impayé.
PROFESSIONS RÉGLEMENTÉES : SUPPRIMER LES INTERMÉDIAIRES INUTILES POUR LES PARTICULIERS
De nombreuses démarches de la vie quotidienne imposent encore le passage par des professions réglementées ou des intermédiaires bénéficiant de compétences exclusives. Ces professions ont parfois été créées à une époque où l’État ne disposait ni des bases de données actuelles, ni de l’identité numérique, ni des échanges dématérialisés permettant de vérifier directement une information.
ENTREPRISES EN DIFFICULTÉ : CRÉER UN VÉRITABLE SERVICE PUBLIC DU REDRESSEMENT
Lorsqu’une entreprise rencontre une difficulté de trésorerie, elle a précisément besoin de préserver ses liquidités, de gagner du temps et d’accéder rapidement à des compétences capables de la restructurer. Pourtant, l’entrée dans une procédure collective peut ajouter de nouveaux coûts au moment où chaque euro disponible peut être déterminant pour maintenir l’activité.
ASSURANCES OBLIGATOIRES : SIMPLIFIER, ENCADRER ET RENDRE DU POUVOIR D’ACHAT
Lorsqu’une assurance est rendue obligatoire par la loi, l’État crée une demande captive. Cette obligation doit donc être accompagnée d’un cadre spécifique : une obligation publique ne doit pas créer une rente privée. L’assureur doit pouvoir couvrir les sinistres, financer les réserves nécessaires, rémunérer le travail réellement effectué et investir dans un service efficace, mais la partie strictement obligatoire ne doit pas servir à générer des profits excessifs ni à gonfler artificiellement les frais de structure.
INNOVATION : AIDE PUBLIQUE = CONTREPARTIE ÉCONOMIQUE ET SCIENTIFIQUE
CIR, CII, subventions et autres aides financent l’innovation avec l’argent collectif. Il est donc légitime de demander quelles retombées restent en France ou en Europe.
AIDES AUX ENTREPRISES : DE L’ÉTAT DISTRIBUTEUR À L’ÉTAT STRATÈGE : CRÉER L’EIF
La commission d’enquête du Sénat sur les aides publiques aux entreprises a estimé qu’en 2023 leur montant pouvait atteindre au moins 211 milliards d’euros dans une définition large. Ce total additionne des instruments très différents : dépenses fiscales, allègements de cotisations sociales, interventions financières de Bpifrance et subventions. Sur un périmètre plus strict, le Sénat retient environ 108 milliards d’euros. Ces deux chiffres ne doivent donc pas être confondus avec 211 milliards de subventions versées en espèces.
MARCHÉS PUBLICS : UTILISER L’IA POUR DÉTECTER LES ANOMALIES
Les administrations produisent de grandes quantités de données sur les marchés : offres, montants, avenants, entreprises, dates et sous-traitants. Une analyse humaine exhaustive est difficile.
MARCHÉS PUBLICS : PUBLIER LA PERFORMANCE ET LIMITER LA SOUS-TRAITANCE EN CASCADE
La commande publique doit rechercher le meilleur rapport entre prix, qualité et résultat. Or trois dérives peuvent fragiliser ce principe : une sous-traitance en cascade qui réduit progressivement la part du prix consacrée à l’exécution réelle ; des offres initiales très basses qui sont ensuite complétées par des avenants ou des travaux supplémentaires ; et une phase de choix dans laquelle l’appréciation humaine, nécessaire, peut devenir difficile à contrôler si elle n’est pas comparée à une référence objective. L’objectif n’est pas de supprimer la sous-traitance ni le jugement du donneur d’ordre. Il est de rendre chaque étape traçable, comparable et responsable.
MÉDECINE DU TRAVAIL : SUPPRIMER LE SYSTÈME PARALLÈLE, CONSERVER LA PRÉVENTION
La santé au travail poursuit un objectif indispensable : prévenir les accidents, détecter les maladies liées à l’activité professionnelle, protéger les salariés exposés et favoriser le maintien dans l’emploi. La question posée n’est donc pas celle de la prévention elle-même, mais celle de son organisation. Aujourd’hui, une partie importante de cette mission repose sur un réseau distinct de services de prévention et de santé au travail, financé principalement par les entreprises, alors que l’Assurance Maladie dispose déjà d’un réseau national, de dispositifs de prévention, d’une branche Risques professionnels et de moyens d’intervention dans les entreprises.
SANTÉ : UNIFIER LE SOCLE ESSENTIEL AUTOUR DE L’ASSURANCE MALADIE
Le système français repose sur deux étages pour une grande partie des dépenses de santé : l’Assurance Maladie rembourse une première part, puis les complémentaires santé interviennent sur une seconde part. Cette organisation protège les assurés, mais elle multiplie aussi les circuits de financement, les contrats, les systèmes informatiques, les frais de gestion, la commercialisation et les démarches.
TRANSPORT MÉDICAL : RATIONALISER LES TAXIS CONVENTIONNÉS SANS DÉGRADER LE SERVICE
Le transport médical est indispensable lorsqu’un patient ne peut pas se déplacer seul dans des conditions normales. Il doit rester pris en charge lorsqu’il est médicalement justifié. En revanche, son organisation doit être pensée autour du besoin du patient et non autour de l’immobilisation d’un véhicule.
MÉDICAMENTS : CRÉER LE TRIANGLE PATIENT, PHARMACIE ET MÉDECIN
La délivrance des médicaments reste encore trop souvent organisée autour de la boîte plutôt qu’autour du traitement réel du patient. Les traitements complexes peuvent favoriser les oublis, les doubles prises, les erreurs de dosage et l’accumulation de médicaments inutilisés. Dans le même temps, certaines consultations médicales sont consacrées principalement au renouvellement d’un traitement chronique stable, tandis que les personnes âgées ou éloignées du numérique peuvent rencontrer des difficultés pour obtenir un rendez-vous.
HANDICAP : CRÉER LES MAISONS DE L’AUTONOMIE : SIMPLIFIER, ÉCOUTER, EXPÉRIMENTER ET INNOVER
La France consacre déjà des moyens importants au handicap et à l’autonomie, mais les personnes concernées et leurs familles restent confrontées à une organisation complexe, à de multiples interlocuteurs et à des difficultés quotidiennes que l’administration ne peut pas toujours identifier seule. Le problème n’est donc pas seulement budgétaire : il est aussi organisationnel et pratique.
MÉDECINS : METTRE FIN À LA SPÉCULATION SUR L’EMPLOI MÉDICAL ET RÉPARTIR LES NOUVELLES CAPACITÉS
La France manque de médecins dans de nombreux territoires. Cette pénurie ne doit pas devenir un marché dans lequel hôpitaux, cliniques et communes se livrent une surenchère permanente pour attirer les mêmes professionnels. Lorsqu’une collectivité propose davantage de primes, un logement, un cabinet ou d’autres avantages uniquement pour prendre un médecin à un territoire voisin, le pays n’a pas créé un médecin supplémentaire : il a souvent seulement déplacé la pénurie.
MÉDECINS FORMÉS À L’ÉTRANGER : VÉRIFIER LES COMPÉTENCES AVANT D’AUTORISER L’EXERCICE
La France peut avoir besoin de médecins formés à l’étranger. Mais la pénurie médicale ne doit jamais conduire à diminuer le niveau d’exigence nécessaire pour soigner les patients. Un diplôme atteste d’un parcours universitaire ; lorsqu’il a été obtenu dans un système de formation différent, son équivalence administrative ne doit pas empêcher la France de vérifier concrètement que le praticien possède les compétences nécessaires à un exercice sûr et autonome.
LABORATOIRES MÉDICAUX : LA SÉCURITÉ SOCIALE FINANCE LE SOIN, PAS LA SPÉCULATION SUR LE SOIN
Les laboratoires d’analyses médicales sont indispensables au système de santé. Ils peuvent rester privés, investir, moderniser leurs équipements, rémunérer correctement leurs professionnels et dégager une rentabilité raisonnable. Mais lorsqu’une part essentielle de leur activité est financée par l’Assurance Maladie, les tarifs publics ne doivent pas être construits pour garantir la rentabilité d’une acquisition financière ou d’un montage d’investissement.
CARTE VITALE : PROUVER LE SOIN, CONTRÔLER L’ARGENT PUBLIC ET RENFORCER LA CONFIANCE
La Sécurité sociale repose sur un principe de solidarité : chacun contribue afin que chacun puisse être soigné lorsqu’il en a besoin. Cette solidarité ne peut durer que si les citoyens ont confiance dans l’utilisation de l’argent commun. Or certaines prestations, notamment les soins à domicile et les transports sanitaires, peuvent être difficiles à vérifier après leur facturation. Une prestation financée par la collectivité doit pouvoir être contrôlée sans transformer tous les professionnels en suspects.
L’empilement de prestations, barèmes et déclarations rend la protection sociale difficile à comprendre. Il peut créer des erreurs, des non-recours et parfois des effets de seuil où une hausse de salaire fait perdre plusieurs aides à la fois.
RETRAITES : RÉFORMER L’ABATTEMENT FISCAL ET RENFORCER LA SOLIDARITÉ INTERGÉNÉRATIONNELLE
Modifié par l’auteur le 16 septembre 2026
L’abattement fiscal de 10 % applicable aux pensions réduit automatiquement le revenu imposable des retraités, dans les limites prévues par la loi. Son coût pour les finances publiques est de l’ordre de plusieurs milliards d’euros par an.
CARTE FAMILLE : DES AVANTAGES PROGRESSIFS DÈS LE PREMIER ENFANT
La proposition ne vise pas à créer une carte de réductions supplémentaire. Elle vise à réduire concrètement le coût d’élever des enfants et à faire de la politique familiale un choix national de long terme.
Le débat sur les retraites se concentre souvent sur l’âge, les trimestres et les cotisations. Il faut aussi poser une autre question : comment diversifier les sources de revenu du futur retraité ?
Éducation, culture, sport et francophonie0 / 7 votées
ÉDUCATION, CULTURE, SPORT ET FRANCOPHONIE
FRANCOPHONIE : EN FAIRE UN OUTIL DE PUISSANCE
La francophonie est un espace humain, culturel et économique considérable. La langue française est présente sur plusieurs continents et continue de progresser, notamment grâce à la dynamique démographique de nombreux pays francophones. Pourtant, la France n’utilise pas suffisamment cette force. La francophonie est trop souvent réduite à une politique culturelle ou à des rendez-vous institutionnels, alors qu’elle peut devenir un véritable levier de rayonnement, de coopération, d’innovation, de commerce et d’influence internationale.La France doit connaître et assumer son histoire, y compris son histoire coloniale, avec ses pages lumineuses comme ses pages douloureuses. Il ne s’agit ni de glorifier le passé ni de l’effacer, mais de comprendre comment cet héritage a contribué à la présence actuelle du français dans le monde et de construire avec les pays francophones une relation tournée vers l’avenir. La langue française doit être considérée comme un vecteur d’union entre des peuples et des cultures qui conservent chacun leur identité.
Beaucoup de jeunes découvrent tardivement les métiers, les besoins des entreprises et les parcours professionnels. Les établissements manquent parfois d’équipements ou de contacts avec le tissu économique.
CINÉMA : FAIRE DE L’ARGENT PUBLIC UN INVESTISSEMENT ET UN TREMPLIN
La France a raison de soutenir son cinéma : la création comporte du risque, certains projets ne trouveraient pas seuls leur financement et toute une filière de réalisateurs, acteurs, scénaristes, techniciens et entreprises dépend de cette capacité à produire. Le principe du soutien public n’est donc pas remis en cause. En revanche, lorsqu’un film a une véritable perspective économique, l’argent public ne doit plus être pensé uniquement comme une subvention définitivement dépensée.
AUDIOVISUEL FRANÇAIS : INFORMER, CRÉER ET RASSEMBLER SANS CONFONDRE INFORMATION ET OPINION
L’audiovisuel public et les médias privés forment un même écosystème français. Beaucoup de journalistes, d’animateurs, de techniciens, d’artistes et de producteurs aujourd’hui reconnus dans le privé ont été formés ou révélés par le service public. Celui-ci leur a donné une première chance, une expérience et une visibilité qui ont souvent joué un rôle déterminant dans leur parcours. Inversement, des professionnels issus du privé rejoignent régulièrement le public et lui apportent leur expérience, leurs méthodes et leur créativité.
SPORT : PROTÉGER L’INVESTISSEMENT PUBLIC DANS LA FORMATION DES SPORTIFS DE HAUT NIVEAU
La France permet à un très grand nombre de jeunes de pratiquer un sport grâce aux clubs, aux équipements municipaux, aux associations, aux fédérations et aux politiques publiques. Lorsqu’un sportif atteint le haut niveau, cet accompagnement peut devenir beaucoup plus important et individualisé : CREPS, pôles de formation, entraîneurs, encadrement médical, préparation physique, déplacements, compétitions, bourses et autres dispositifs financés directement ou indirectement par la collectivité.
L’école primaire doit être le lieu où chaque enfant acquiert les fondations de toute sa vie intellectuelle : lire, écrire, comprendre, compter et raisonner. Le progrès technologique ne doit pas conduire à abandonner ces fondamentaux. Au contraire, les outils numériques et l’intelligence artificielle n’existent que parce que des générations ont appris à lire, écrire, transmettre des connaissances et construire des raisonnements.
ÉCOLES : CRÉER UN FONDS ANNUEL D’AMÉLIORATION CONCRÈTE DES ÉTABLISSEMENTS
Les conditions matérielles d’apprentissage sont très inégales selon les établissements : chaleur excessive, ventilation insuffisante, sanitaires dégradés, mobilier vieillissant, défauts d’accessibilité, cours peu adaptées ou petits équipements manquants.
LÉGALISATION PROGRESSIVE DU CANNABIS : TRANSFORMER L’ÉCONOMIE CLANDESTINE EN FILIÈRE FRANÇAISE LÉGALE
Le marché illégal du cannabis représente une économie clandestine déjà installée dans certains territoires. Une légalisation brutale, sans dispositif de transition, pourrait déplacer les trafics et priver soudainement de revenus des personnes qui dépendent directement ou indirectement de cette économie.
POLICE DANS LES GRANDS HÔPITAUX : ÉVITER D’IMMOBILISER LES PATROUILLES
Une personne interpellée peut nécessiter un examen médical avant une garde à vue ou une incarcération. Une patrouille peut alors rester immobilisée longtemps à l’hôpital.
PATROUILLES : ADAPTER LE NOMBRE D’AGENTS AU RISQUE DE LA MISSION
Quatre policiers dans un véhicule peuvent être nécessaires pour certaines missions, mais pas pour toutes. Dans les situations ordinaires, une organisation plus souple peut augmenter la présence visible.
TRAVAIL SANS AUTORISATION : UNE FICHE DE PAIE DÉCLENCHE LE CONTRÔLE DE L’EMPLOYEUR
Lorsqu’une personne sans titre ou sans autorisation de travail présente des bulletins de salaire pour faire examiner sa situation administrative, ces documents prouvent l’existence déclarée d’une relation de travail. Ils ne doivent pas devenir, à eux seuls, un mécanisme encourageant indirectement l’emploi irrégulier ou créant une régularisation automatique.
VISAS ET ENGAGEMENTS D’ACCUEIL : DONNER UNE VALEUR À LA PAROLE DONNÉE À L’ÉTAT
Tous les séjours touristiques ne reposent pas sur un garant en France. Mais lorsqu’une personne, une entreprise ou un organisme prend formellement un engagement d’accueil, d’hébergement ou de garantie auprès de l’administration, cet engagement ne doit pas être une simple formalité sans conséquence ni suivi possible.
GÉRER UNE IMMIGRATION NON CONSENTIE POUR PRÉSERVER L’UNITÉ NATIONALE
Modifié par l’auteur le 17 septembre 2026
La politique migratoire française doit distinguer plusieurs situations juridiquement différentes : la demande de protection internationale, l’entrée irrégulière, le séjour devenu irrégulier, la commission éventuelle d’une infraction pénale, l’exécution d’une peine et l’éloignement du territoire.
PRISONS : ADAPTER LES CAPACITÉS PÉNITENTIAIRES AUX BESOINS RÉELS DES TERRITOIRES
Une justice crédible doit pouvoir exécuter les peines qu’elle prononce. Pourtant, la construction d’établissements pénitentiaires rencontre souvent de fortes oppositions locales, alors que les besoins sont réels.
SÉCURITÉ ET SECOURS : DES FORCES DIFFÉRENTES, UN SEUL SYSTÈME NATIONAL D’INTERVENTION
La France dispose de nombreuses forces chargées de protéger, secourir, contrôler ou intervenir auprès de la population : Police nationale, Gendarmerie nationale, polices municipales, sapeurs-pompiers, SAMU et SMUR, Douanes, services de sûreté ferroviaire et autres services spécialisés. Ces organisations n’ont ni les mêmes métiers, ni les mêmes compétences, ni les mêmes statuts. Ces différences peuvent être parfaitement justifiées.
JUSTICE DU QUOTIDIEN : AUTOMATISER LES PROCÉDURES SIMPLES POUR MIEUX JUGER LES AFFAIRES GRAVES
La justice française traite chaque année une masse considérable de procédures très différentes. Certaines exigent une analyse approfondie, une audience contradictoire et l’intervention personnelle d’un magistrat. D’autres sont répétitives, reposent sur des faits matériels facilement vérifiables ou sont retardées simplement parce qu’une pièce manque au dossier.
REGROUPER LES ÉLECTIONS : GOUVERNER PLUTÔT QUE FAIRE CAMPAGNE EN PERMANENCE
Présidentielle, législatives, municipales, régionales, départementales et européennes rythment régulièrement la vie politique. Ces élections sont indispensables à la démocratie. Le problème n’est pas l’élection : c’est la succession presque permanente des campagnes.
MANDATS : AUTORISER CERTAINS CUMULS AVEC PLAFONNEMENT STRICT
Le cumul peut permettre à un élu national de conserver un ancrage local et une connaissance concrète du terrain, mais il peut aussi concentrer les responsabilités et les rémunérations.
COMMUNES : PRÉSERVER LA PROXIMITÉ, MUTUALISER DAVANTAGE
La France doit conserver ses communes : elles représentent une histoire, une identité territoriale et un lien de proximité avec les habitants. La simplification ne doit donc pas consister à supprimer les villages ou les villes.
IMPÔT : PERMETTRE AU CONTRIBUABLE D’ORIENTER UNE PARTIE DE SON VERSEMENT
Le contribuable sait combien il paie, mais il dispose de très peu de prise directe sur l’affectation de cet argent. Le budget est voté par le Parlement, ce qui doit rester le socle de la démocratie budgétaire, mais une partie clairement délimitée de l’impôt pourrait donner au citoyen un pouvoir d’affectation réel.
RÉFORMER LES DONS DÉFISCALISÉS : FINANCER DES PROJETS D’INTÉRÊT NATIONAL
Les réductions fiscales accordées au titre des dons représentent plusieurs milliards d’euros de dépense fiscale. Dès lors qu’un don entraîne une réduction d’impôt, une partie de son financement est indirectement supportée par la collectivité. Cette dépense doit donc être transparente, contrôlée et orientée vers des projets dont l’utilité est démontrée.
IDENTITÉ ADMINISTRATIVE UNIQUE : UN FRANÇAIS, UNE IDENTITÉ ADMINISTRATIVE
Un même citoyen possède de nombreux numéros, comptes, justificatifs et identifiants selon les administrations. Il fournit souvent plusieurs fois des informations que l’État possède déjà.
LOGEMENT : CRÉER UNE « JACHÈRE » POUR CERTAINES LOCATIONS TOURISTIQUES
Dans certains territoires touristiques, la location de courte durée apporte de l’activité et des revenus, mais elle peut aussi réduire le nombre de logements disponibles pour les habitants et surtout pour les travailleurs saisonniers. Or ces saisonniers sont indispensables au fonctionnement des hôtels, restaurants, commerces, stations et activités touristiques.
OUTRE-MER : PRODUIRE, INVESTIR ET FAIRE VIVRE LES TERRITOIRES
L’Outre-mer ne doit pas être considéré principalement comme un ensemble de territoires qu’il faudrait compenser. Il constitue une partie intégrante de la France, une richesse humaine, culturelle, maritime, économique et stratégique. L’ambition doit être de passer progressivement d’une économie de compensation à une économie de production, d’investissement et de création de richesse locale.
TOURISME : DONNER AUX FRANÇAIS L’ENVIE DE DÉCOUVRIR LEUR PROPRE PAYS
Les Français sont fortement exposés à la promotion de destinations étrangères. La France attire énormément de touristes étrangers, mais elle peut davantage promouvoir ses propres territoires auprès de ses habitants, en particulier les Outre-mer.
RESSOURCES STRATÉGIQUES : CONNAÎTRE, PROTÉGER ET VALORISER LE PATRIMOINE FRANÇAIS
Modifié par l’auteur le 20 septembre 2026
La France ne doit plus considérer son sous-sol, ses territoires ultramarins et son immense espace maritime uniquement comme un patrimoine géographique. Ils constituent également un enjeu majeur de souveraineté industrielle, énergétique, économique et stratégique.
OUTRE-MER ET DÉFENSE : UNE PRÉSENCE MILITAIRE PERMANENTE ET ADAPTÉE
Grâce à ses territoires ultramarins, la France est présente dans plusieurs océans et régions du monde. Cette présence donne des responsabilités de souveraineté, de surveillance, de secours et de protection.
ÉLECTRICITÉ : RENDRE AUX FRANÇAIS L’AVANTAGE ÉNERGÉTIQUE QU’ILS ONT FINANCÉ
Pendant plusieurs générations, la France a investi massivement dans son indépendance électrique : centrales nucléaires, barrages hydroélectriques, réseaux de transport et de distribution, infrastructures de sûreté, ingénierie, recherche et formation.
Europe, fiscalité et commerce international0 / 4 votées
EUROPE, FISCALITÉ ET COMMERCE INTERNATIONAL
UNION EUROPÉENNE : POUR UNE CONTRIBUTION PLUS JUSTE DE CHAQUE PAYS
Le budget de l’Union européenne repose aujourd’hui principalement sur des ressources nationales dont la plus importante est fondée sur le revenu national brut (RNB). Ce mécanisme a l’avantage de la simplicité et de la stabilité, mais il mesure surtout la taille économique actuelle des États. Il prend moins directement en compte le niveau de vie réel des populations, la trajectoire d’enrichissement ou de décrochage sur plusieurs années et la manière dont la solidarité européenne a permis la convergence économique entre les pays.
PASSEPORT EUROPÉEN SOCIAL : CELUI QUI DÉCIDE D’ACCUEILLIR DOIT ASSUMER SA DÉCISION
La libre circulation est l’un des principes fondamentaux de l’Union européenne. Elle permet de travailler, d’étudier, d’entreprendre et de vivre dans différents pays de l’Union. Mais cette liberté doit s’accompagner d’une responsabilité claire entre les États.
CONCURRENCE FISCALE EUROPÉENNE : LA LIBERTÉ FISCALE NE DOIT PAS PERMETTRE DE PRENDRE L’IMPÔT CHEZ LE VOISIN
L’Union européenne a créé un espace économique exceptionnel : les entreprises, les capitaux, les travailleurs et les citoyens peuvent circuler dans un marché de près de 450 millions d’habitants. Cette liberté est une force. Mais elle ne peut fonctionner durablement que si les règles du jeu sont loyales entre les États.
EUROPE : REPRENDRE NOTRE DESTIN ÉCONOMIQUE EN MAIN
La construction européenne et la réconciliation franco-allemande sont des acquis politiques majeurs. Elles ne doivent cependant pas conduire la France à confondre partenariat politique et communauté permanente d’intérêts économiques. L’Allemagne est un partenaire essentiel de la France, mais elle demeure aussi un concurrent : elle défend ses entreprises, ses exportations, son industrie, ses emplois et son agriculture. La France doit faire de même.
Agriculture et souveraineté alimentaire0 / 1 votée
AGRICULTURE ET SOUVERAINETÉ ALIMENTAIRE
AGRICULTURE : CRÉER UN RÉSEAU NATIONAL DE HUBS AGRICOLES INTERCONNECTÉS
La souveraineté agricole ne dépend pas seulement de nos terres et de nos agriculteurs. Elle dépend aussi de notre capacité à regrouper les productions, connaître les disponibilités, stocker, transporter, transformer et distribuer les denrées sur tout le territoire. Un produit peut manquer dans une région alors qu’il est disponible dans une autre. Avant d’aller l’acheter à l’étranger, la France doit être capable de vérifier ce qu’elle possède déjà.
Laïcité, société et principes républicains0 / 1 votée
LAÏCITÉ, SOCIÉTÉ ET PRINCIPES RÉPUBLICAINS
LAÏCITÉ ET RELIGIONS : OUVRIR UNE RÉFLEXION NATIONALE SUR LA PLACE DU FAIT RELIGIEUX EN FRANCE
La loi du 9 décembre 1905 pose deux principes fondamentaux qui doivent être défendus ensemble. Son article premier affirme que « La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l’intérêt de l’ordre public. » Son article 2 affirme que « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. »
Écologie, réemploi et économie circulaire0 / 3 votées
ÉCOLOGIE, RÉEMPLOI ET ÉCONOMIE CIRCULAIRE
FAIRE DE NOS DÉCHETS UNE RESSOURCE : CONSIGNE NATIONALE ET INDUSTRIE FRANÇAISE DU RECYCLAGE
La France produit chaque année des quantités considérables de déchets contenant pourtant du verre, de l’aluminium, du cuivre, de l’acier, des plastiques et de nombreux autres matériaux réutilisables ou recyclables. Dans le même temps, notre pays importe une partie des matières premières nécessaires à son industrie.
FAIRE DE L’EAU UNE RESSOURCE STRATÉGIQUE NATIONALE
La France ne manque pas toujours d’eau. Elle manque surtout d’une organisation capable de la récupérer lorsqu’elle tombe en abondance, de la conserver et de la rendre disponible lorsqu’elle devient rare.
ARBRES ET FORÊTS : VÉGÉTALISER LES COMMUNES ET RESPONSABILISER LES PROPRIÉTAIRES
Les arbres rafraîchissent les villes, apportent de l’ombre, protègent les sols, favorisent l’infiltration de l’eau et accueillent la biodiversité. Pourtant, les situations restent très inégales : certains quartiers sont largement arborés tandis que d’autres sont presque entièrement minéraux.
PROTECTION ET BIEN-ÊTRE ANIMAL : IDENTIFIER, RESPONSABILISER, PROTÉGER ET FINANCER
Modifié par l’auteur le 13 septembre 2026
L’objectif est de construire une politique nationale cohérente du bien-être animal, depuis l’identification de l’animal jusqu’à la sanction des mauvais traitements, avec un financement dédié et traçable.
ABATTAGE, HALAL, CACHER ET INFORMATION DU CONSOMMATEUR : UNE « NON-PROPOSITION »
Certains sujets de société sont suffisamment sensibles pour que l’État évite d’ajouter de la division lorsqu’une nouvelle loi n’est pas nécessaire. Cette proposition est donc volontairement une « non-proposition » : améliorer ce qui doit l’être, renforcer les contrôles utiles et garantir l’information du consommateur, sans créer une nouvelle guerre législative autour des pratiques alimentaires ou religieuses.
PROTECTION DES MINEURS : CRÉER UN BOUCLIER NATIONAL DE SÉCURITÉ AUTOUR DE L’ENFANT
La protection des mineurs contre les violences sexuelles ne doit pas commencer après les faits. Elle doit être organisée en amont, partout où des enfants sont confiés à des adultes : école, périscolaire, centres de loisirs, colonies, clubs sportifs, associations, transports et activités culturelles.
ENFANTS PLACÉS : RECONSTRUIRE LA PROTECTION DE L’ENFANCE AUTOUR DE L’ENFANT
Lorsqu’un enfant est retiré à sa famille parce qu’il est en danger, la puissance publique prend une responsabilité particulière. Elle ne peut pas seulement lui trouver une place : elle doit lui garantir sécurité, stabilité, éducation et perspective d’avenir. La réforme doit donc partir d’un principe simple : ce n’est plus à l’enfant de naviguer entre les institutions ; ce sont les institutions qui doivent s’organiser autour de lui.
GRAND ÂGE ET DÉPENDANCE : CRÉER LES COLOCATIONS GRAND ÂGE
Entre le domicile isolé et l’EHPAD, la France doit développer une troisième voie : de petites colocations adaptées, à taille humaine, permettant à 6 à 8 personnes âgées de vivre ensemble tout en mutualisant les soins, les repas, les déplacements et les services.
Une proposition n'a pas besoin d'être parfaite. Elle a besoin d'être lue, jugée et mesurée.
01
Lisez.
Chaque proposition est présentée telle que son auteur l'a écrite : le constat, la mesure, ses garde-fous et ses indicateurs de résultat.
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02
Votez.
Cinq étoiles, de très défavorable à très favorable, ou « sans opinion ». Vos informations ne sont demandées qu'une fois et le vote reste anonyme.
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03 / LA CHARTE DU DÉBAT
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